Avortement… chut!

Un professeur du lycée Les Iscles à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence),a eu une drôle d’idée. Il a fait visionner à ses élèves de seconde, une video documentaire montrant de manière crue, la sale réalité de la mise à mort d’un bébé, plus connu sous le nom d’avortement, une pratique barbare légalisée à la fin du XXem siècle.  Une simple video documentaire comme peuvent en trouver des élèves de seconde sur Internet, au milieu d’autres video bien moins documentaires et bien plus crues.

Néanmoins nos pauvres choux ont été traumatisés par cette video. Montrer la réalité de l’avortement est obscène semble t’il. Ce qui ne gène pas l’Éducation nationale quand il s’agit de proposer un sujet du bac qui demandait aux candidats, je cite: « de dégager des arguments en faveur de l’autorisation légale de l’IVG en France et d’argumenter l’idée selon laquelle l’avortement n’est pas considéré comme un moyen de contraception ».

Effectivement il est plus difficile de dégager des arguments en faveur de l’autorisation légale de l’IVG après avoir vu de ses yeux la boucherie sanglante qu’est l’avortement, ou après avoir appris que les femmes qui tuent ainsi leur bébé ont de fortes chances de développer le  syndrome dit post abortif et qui se traduit par: ” une peur, une culpabilité intense, un état dépressif, une perte de l’estime de soi ou du contrôle de soi”.

Quoi qu’il en soit, notre courageux ou inconscient porofesseur est suspendu quatre mois à titre provisoire et une enquête disciplinaire sera engagée contre lui.

Vous pariez combien qu’il aurait montré un “documentaire” montrant deux pédés en train de.., enfin, je suis sûr qu’il aurait eu moins de soucis.

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24 réponses à Avortement… chut!

  1. Tim dit :

    Quel note malicieuse ! Tu fais bien exprès de ne parler que de que ce qui t’arrange (tu es contre l’avortement blablabla) en évitant de parler de l’affaire dans son entier, à savoir que le prof n’a pas fait que montrer cette vidéo, il a également ouvertement pris parti contre l’avortement et a distribué des tracts «pro-vie». Il n’a pas juste montré, il a dit aussi ce qu’il fallait penser. C’est pas reglo reglo ça non ? Du coup ta phrase sur les deux pédés à la fin, elle rime à rien, car y’a une grosse différence entre montrer et dire quoi en penser.

    Sinon, ton strip est très drôle dans sa bêtise. C’est vrai quoi, les gens qui avortent, ils kiffent massacrer du fœtus, c’est trop cool. C’est pas du tout des gens qui le font la mort dans l’âme après avoir été violé ou après une grossesse non-désirée, sans culpabilité aucune, bah non, les gens qui avortent ils n’ont pas de cœur…

  2. Tim dit :

    Réponse hors-sujet. Et puis ce terme «jamais», ça fait très mec qui ne doute de rien, qui a tout vu. A la limite tu pourrais avoir écrit n’importe quelle note à la place de celle-là, le simple fait que tu utilise ce mot prouve ton incapacité à douter. Mais peut-être que je me goure et que tu es quelqu’un d’ouvert en fait ? :o )

    Pour revenir au sujet : Le truc que tu semble ne pas comprendre, c’est que la question c’est pas d’être pour ou contre l’avortement. La question c’est de pouvoir laisser le choix aux gens qui veulent de pouvoir le faire dans des conditions normales. Pourquoi avorter ? Y’a plein de raisons. Bonnes ou mauvaises. Mais j’ai envie de te dire que l’avortement ça ne regarde ni toi ni moi ni personne à part les personnes concernées et qui ont le droit de disposer de leur corps.

    Tu en penses quoi, du droit à disposer de son corps ?

  3. Écoute, pour moi l’avortement c’est l’assassinat d’un bébé.
    Je sais je sais, on m’a mille fois expliqué que c’était très exagéré, abusif, que le fœtus n’est pas un bébé, qu’il n’a aucune conscience, que ce n’est qu’un amas de cellules, je sais tout ça.
    Mais rien à faire. j’ai beau y faire ça rentre pas putain! Un foetus de quelques jours c’est le mystère de la vie et de la mort. Il y a un truc magique dans la naissance d’un enfant, un truc magique que nous devrions pas détruire..

    Et pour te répondre, le fœtus ce n’est déjà plus le corps de la Femme, c’est déjà autre chose. L’avortement ce n’est pas le droit à disposer de son corps, c’est le droit de tuer dans l’œuf un nouveau corps en formation. Je suis désolé mais viscéralement, ça me fait horreur.

  4. Tim dit :

    L’avortement c’est l’assassinat d’un bébé ? Sérieux ? Ca te prend combien de temps pour enfoncer une porte aussi béatement ouverte ?

    Concernant ton truc sur le mystère de la vie et de la mort, j’ai pas grand-chose à te dire. Tu dis juste que ça te fait horreur. Ok. C’est sur qu’un avortement c’est pas juste enlever une dent. Et un avortement c’est surtout crade quand c’est pratiqué de façon clandestine car la loi ne permet pas aux femmes de le faire dans des conditions saines…

    « L’avortement ce n’est pas le droit à disposer de son corps, c’est le droit de tuer dans l’œuf un nouveau corps en formation. » C’est aussi le droit pour une personne de ne pas vouloir qu’une vie non-désirée (viol etc) puisse se développer. Un bébé c’est pas que un bébé. Un bébé c’est aussi des parents, les circonstances de sa naissance, etc.

    Mais bon, vu que tu as l’air assez bloqué là-dessus, ça risque d’être dur de te convaincre que les femmes qui avortent ne sont pas des criminelles assoiffées de sang, attendant avec impatience de se faire engrosser exprès pour pouvoir satisfaire un désir de mort.

  5. Clément dit :

    J’ai l’impression que c’est vraiment un débat d’arrière-garde.

  6. C’est un débat philosophique sur la vie, la mort. Est-ce que nous avons une âme? Est-ce que ce monde est définitivement absurde?
    c’est triste que ce genre de débat soit d’arrière garde même si c’est un peu vrai. ça montre le niveau de la société aussi..

  7. Clément dit :

    Ouais, souvent les “pro-vie” sont pour la peine de mort.
    Du reste, si la décision n’appartient plus à la mère, à qui alors? A Dieu? On est pas dans la merde.

  8. Et en même temps les “pro-mort” (c’est à dire ceux qui sont pour l’avortement) sont souvent contre la peine des mort des coupables, même des assassins d’enfants par exemple. Tu crois qu’ils font ça pour se protéger eux-mêmes?

  9. Clément dit :

    Je crois qu’il faut une certaine cohérence si on se prétend “respectueux de la vie” .
    Si on est anti-avortement au nom du droit à la vie, alors on doit être anti-peine de mort, sinon on est un imposteur.

  10. Odyss dit :

    “Du coup ta phrase sur les deux pédés à la fin, elle rime à rien, car y’a une grosse différence entre montrer et dire quoi en penser.”
    juste comme ça, de ce que je me souviens de mes profs au lycée, beaucoup me disaient quoi penser (et ils ont raté leur coup, dans mon cas). Un peu à la fac aussi, mais n’étant pas en lettres, c’était très peu politisé.

  11. La Sasson dit :

    Si vous refusez aux femmes le droit d’avorter, obligez donc les hommes à mettre un préservatif lorqu’ils violent/baisent/font l’amour à une femme. CQFD

    ———————————
    Hdp: Je ne vois pas trop pourquoi vous opposez hommes et femmes dans cette histoire. On parle de la mise à mort d’un bébé, d’un fœtus si vous préférez. Ce n’est déjà plus le corps de la femme.

  12. Sylvain dit :

    @Tim

    La question c’est de pouvoir laisser le choix aux gens qui veulent de pouvoir le faire dans des conditions normales. Pourquoi avorter ? Y’a plein de raisons. Bonnes ou mauvaises. Mais j’ai envie de te dire que l’avortement ça ne regarde ni toi ni moi ni personne à part les personnes concernées et qui ont le droit de disposer de leur corps.

    Tu en penses quoi, du droit à disposer de son corps ?
    _____

    - De une, on n’est même plus dans une vision libérale (avoir le choix comme le prônent les pro-choix aux états-unis), mais dans l’avortement érige comme règle par les médias, subventionné, soutenu par de la propagande à l’école, des association type planning familial elles-même subventionnés alors qu’ils sont subjectif (de toute façon je ne croit pas à l’objectivité mais autant ne subventionner personne sur ce sujet)
    Encore une fois même là ou aux États-unis c’est légal, la famille s’occupe de l’éducation et l’école de l’instruction

    - Sinon je ne comprendrais jamais cet argument du droit à disposer de son corps dans CE cas précis !! Comment on peut en arriver n’avoir aucune réflexion sur la transcendance (même si l’on ne croit pas en Dieu), je veux dire tu ne penses pas que l’homme devrait être un peu humble des fois ? Que concernant certains domaines (le cycle de la vie, son environnement etc…) il doit reconnaitre que cela n’est pas de son ressort, que certaines choses devraient échapper à sa volonté de tout maitriser, planifier etc…
    Ne pas croire en Dieu d’accord ! Mais se prendre pour un dieu c’est un peu cocasse comme situation non ?
    On ne peut pas vivre me semble-t-il sans réflexion sur l’âme, sur ce qui dépasse l’individu, le matérialisme etc…

  13. Clément dit :

    Herby, la peine de mort a tué pas mal d’innocents. (La réhabilitation est super compliquée dans ces cas précis)

  14. L’erreur judiciaire est le seul argument valable à mes yeux. Mais la peine de mort serait réservé à des cas particulièrement ignobles et barbares, et pour lesquels il n’y a aucun doute sur la culpabilité. Il y en a.
    De toutes manières c’est surtout symbolique la peine de mort, ça ne concernerait qu’une poignée d’individus. En terme de quantité ça n’a rien à voir avec l’avortement.

  15. Clément dit :

    Non mais si tu prônes le coté sacré de la vie, tu ne peux pas dire “SAUF dans ces cas là” . Institutionnaliser un meurtre, ça n’est pas très catholique pour le coup.

  16. Ludovic dit :

    Une petite remarque : la plupart des actes chirurgicaux et assimilés sont passablement répugnants, vu qu’il s’agit de découper de la chair humaine, ce qui implique de faire couler le sang, tout ça… les opérations à coeur ouvert (pour prendre un exemple parmi tant d’autres) doivent-elles pour autant être interdites car “barbares” ? Indépendamment de la polémique qui existe autour de l’avortement, je pense que la plupart des gens, élèves de seconde ou pas, serait choquée en regardant une vidéo montrant un chirurgien au travail – moi le premier. Tout ça pour dire que cette fois-ci, je trouve que tu tires de travers dans la défense de tes convictions.

    Sinon, concernant l’avortement, la mienne de conviction n’a pas changé. Le cerveau ne commence à se développer qu’à la cinquième semaine, donc avant cela, le foetus n’est qu’un amas de cellule dénué de conscience, ce qui signifie qu’il n’est alors pas plus une personne qu’un bout de peau perdu en s’écorchant. Ensuite, je considère qu’une fois que le cerveau a entamé son développement, le foetus abrite une conscience et que donc l’avortement relève du meurtre – je pense d’ailleurs que la date limite pour pratiquer cet acte médical devrait précisément être fixée à cinq semaines.

    Pour ce qui est du “droit à disposer de son corps”, je préfère la formule “ne pas se résumer à ses fonctions biologiques”. Une femme PEUT porter un enfant ; cela ne signifie pas qu’elle DOIVE le faire. Le fait qu’une chose soit possible n’implique aucunement qu’elle soit obligatoire. Une femme a donc le droit de ne pas vouloir porter un enfant – du moment qu’elle prend cette décision avant que celle-ci n’implique la destruction d’une conscience, donc comme je l’explique plus haut, avant que la grossesse n’atteigne sa cinquième semaine.
    Cinq semaines, c’est un mois et quart. Je pense que c’est un délai plus que suffisant pour se rendre compte qu’on est enceinte et décider si on veut ou pas mener celle-ci jusqu’au bout.

    Enfin, je ne sacralise aucunement la vie en tant que telle ; pour moi, il ne suffit pas de vivre, il faut s’inquiéter de la nature de celle-ci. Etre l’enfant d’un viol – prenons un exemple extrême, tant qu’à faire – qui constitue donc un rappel constant de ce traumatisme pour sa mère et qui n’a pas été désiré ne correspond pas franchement à mon idée du cadeau de naissance idéal à faire à un enfant. Je refuse l’argument-massue “On lui offre la vie !”. Non. Pour moi il ne suffit pas de donner la vie à un enfant ; il faut aussi lui offrir le meilleur départ qu’on puisse dans celle-ci. Encore une fois, procréer n’est pas une obligation, mais une possibilité ; une possibilité lourde de conséquences, qu’il faut accepter. Si on les refuse, alors autant ne pas s’engager dans cette voie. L’enfant doit être DESIRE par ses parents qui assureront au mieux de leurs capacités sa croissance et son éducation.

    Sinon, content de voir que tu es de nouveau en activité sur le net, Herbe, ça me fait vraiment plaisir – j’avoue que je n’y croyais plus. :-)

    • écoutes, si je considère “émotionellement”, l’avortement comme un assassinat, alors tout ce qu’a pu faire ce prof, moi je soutiens.
      Je ne suis pas dans un sujet rationel là; Je vous vois chercher des arguments, parler de “désir d’enfant” ou de vie qui se mériterait, qui se préparerait (sinon elle vaut pas la peine d’être vécu la vie?) bref défendre votre position, ok ok.
      Mais moi comme je bloque sur l’aspect “criminel” de la chose, je n’arrive pas à me sortir de la tête que tous vos arguments là, c’est finalement pour justifier de dézinguer des bébés.
      Je suis désolé, mais je ne peux pas changer mon regard sur cette pratique. ça me prend aux tripes. On devrait tout faire pour éviter l’avortement. j’en reste là.

  17. Natrép dit :

    Personnellement, je serais plutôt de l’avis de Ludovic (à ceci près que j’imposerais un examen au cas par cas pour déterminer si le système nerveux central a commencé son développement plutôt que de fixer un délai de manière soviétique) : je pense que la vie commence non pas à la conception, mais avec le développement du système nerveux.

    Après, il est tout à fait vrai de dire que la propagande actuelle encourageant systématiquement l’avortement et empêchant tout débat est complètement malsaine et a des conséquences gravissimes sur l’avenir démographique de ce pays ; mais il y a un argument très fort (à mon sens) allant plutôt contre la légalisation de l’avortement, et qui est le suivant : légaliser l’avortement aurait possiblement tendance à augmenter le nombre de grossesses non désirées, et du même coup le nombre… d’avortements, puisque beaucoup n’auraient pas eu lieu d’être sans légalisation (du moins, c’est ce qui semble s’être passé aux États-Unis, et la question se pose pour la France).

    L’avortement légal est une cause majeure de ce qu’il est supposé régler — les naissances non désirées. Levitt lui-même remarque qu’après le jugement Roe (NDT : légalisation de l’avortement aux États-Unis), « Les grossesses ont augmenté de près de 30 pourcent, mais les naissances ont en fait chuté de 6 pourcent … » Donc pour six fétus avortés dans les années 1970, cinq n’auraient jamais été conçus s’il n’y avait pas eu Roe ! Cette proportion fait apparaître comme une sale blague l’hypothèse de Levitt selon laquelle la légalisation a fait une différence significative en ce qui concerne à quel point les enfants ont été « voulus. » En effet, peut-être l’augmentation du nombre de femmes qui sont tombées enceintes pensant qu’elles avorteraient, mais étaient ensuite trop saoules ou droguées ou distraites pour se rendre à la clinique signifie-t-elle que la qualité moyenne de l’éducation des bébés survivants a décliné.

    Legal abortion is a major cause of what it was supposed to cure — unwanted pregnancies. Levitt himself notes that following Roe, “Conceptions rose by nearly 30 percent, but births actually fell by 6 percent …” So for every six fetuses aborted in the 1970s, five would never have been conceived except for Roe! This ratio makes a sick joke out of Levitt’s assumption that legalization made a significant difference in how “wanted” children were. Indeed, perhaps the increase in the number of women who got pregnant figuring they would get an abortion, but then were too drunk or drugged or distracted to get to the clinic has meant that the average quality of the upbringing of surviving babies has declined.

    (extrait de Did Legalizing Abortion Cut Crime?)

  18. Sylvain dit :

    @Ludovic

    Tu confond “barbare” dans le sens criminel (tuer) et barbare dans le sens répugnant (la première chose que tu as dis)

    Je comprends bien que les femmes peuvent souffrir d’une grosses non-désirée (en cas de viol mais pas que), mais je n’ai jamais réussi à passer le pas et me dire que cela justifiait ce qui pour moi est une mise à mort…
    Dans l’absolu je ne sais pas si l’on peut parler de “personne” ou non (donc d’un meurtre (criminel) ou d’une mise à mort (qui ne l’est pas forcément mais qui ne rend pas forcément tout ceci moral))
    Le débat pour savoir ou commence le concept d’individu et et personne et non pas simplement de forme de vie sans conscience me parait impossible à trancher, c’est se croire des dieux pour penser que l’on peut comprendre ces choses mystérieuses…
    En plus au delà du fait de savoir si il s’agit un individu, (voir un individu en devenir, position que je privilégie), tuer une forme de vie consciemment, surtout quand il s’agit de sa propre progéniture me semble encore hautement amoral…
    Le cycle de la vie est quelque chose qui nous dépasse, nous en sommes en quelque sorte tributaire, car comme notre environnement c’est grâce à lui que nous sommes là…
    Vouloir tout planifier me semble vraiment manquer d’humilité, et c’est quand l’homme croit qu’il peut tout contrôler qu’il est capable du pire…

  19. Très intéressant Natrep ces arguments que je connaissais pas.

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