Mourir Halal ou Casher?

Malgré les premiers rapports vétérinaires de 2004 pointant les risques sanitaires de l’abattage rituel par contamination de la bactérie Escherichia coli, malgré le documentaire de France 5 accusant ce mode d’abattage d’être responsable de la mort d’une centaine d’enfants par an, le gouvernement n’a toujours pas bougé, les grands médias se font étrangement discrets. Il s’agit pourtant du pire scandale sanitaire que la France ait connu.

On s’en souviendra..

———-

Législation européenne sur l’Hygiène des denrées alimentaires d’origine animale

Journal officiel de l’Union européenne

page 21:

7) l’étourdissement, la saignée, le dépouillement, l’éviscération et autre habillage doivent être effectués sans retard indu
et de manière à éviter toute contamination des viandes. En particulier:
a) la trachée et l’oesophage doivent rester intacts lors de la saignée, sauf s’il s’agit d’un abattage selon un rite
religieux;
———————-

Ajout du samedi 17 mars 2012:
Enfin une initiative privée responsable qui propose de la viande étiquetée “abattage conventionnel garanti”.
En attendant l’interdiction totale de la viande empoisonnée issue de l’abattage rituel on ne peut que féliciter cette initiative que, hélas le gouvernement n’a pas encore eu le courage de prendre

Cette entrée a été publiée dans Dessins, BD, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Mourir Halal ou Casher?

  1. leonhussard dit :

    La dénonciation de ces risques sanitaires a valu à Riposte Laïque, un site de gauche, de se faire traiter de fasciste par Badinter et Askolovitch. Démocratie laïque, vous dites?

  2. Vraiment je ne comprend pas que dans notre camp on ne soit pas capable de trouver de riches oisifs capable de passer leur temps à faire des procès, car enfin, Badinter et Claude Askolovitch devraient être trainés en Justice pour mise en danger de la Vie d’Autrui, eux et tous les négationnistes du même genre.
    Après tout les rapports vétérinaires sont des rapports scientifiques, ce n’est même pas un sujet politique mais de salubrité publique. De quels rapports disposent-ils eux pour les critiquer?

  3. leonhussard dit :

    Ils n’ont pas de rapport, juste un brevet de vertu décerné par le nouvel ordre moral.

  4. Léon dit :

    Mais qu’est-ce que c’est que ce site de le Peniste de merde? Je suis tombé sur ton blog (connard de fasciste) en cliquant sur le lien d’un de tes commentaires sur le site d’Obion. A ton avis, est-ce que la bandes-dessinées veut d’un connard comme toi en son sein? J’en doute fort. Et parler ainsi de Badinter qui est l’un des plus grands esprits judiciaire et politique de notre temps ça a tôt fait de me dégoûter. Parce que lui il a eu l’audace d’abolir la loi qui faisait de la France un état violent: la peine de mort.
    CONNARD

  5. La peine de mort, moi je l’appliquerais bien moi-même, et avec un certain plaisir, au taré qui a flingué aujourd’hui des gamins juifs en leur tirant une balle dans la tête à Toulouse.
    Si tu ne comprends pas ça, tu ne comprends rien à la nature humaine. Comme Badinter qui doit, en secret, mépriser les gens du peuple pour avoir fait cette abolition qui va à l’encontre de la nature humaine.
    D’une manière générale les abolitionnistes pètent plus haut que leur cul, tu en es un exemple parfait.

  6. Anonyme dit :

    Mec, tu détournes le débat… alors comme ça le but c’est la santé de nos concitoyens ? Mais dans c’est cas là c’est le système de l’abattage en général et nos modalités d’élevage qu’il faut modifier, renseigne toi sur l’état de nos abattoirs et des conditions sanitaires dans lesquelles les animaux que nous allons manger vivent et meurent… une fois sur deux, la machine qui sert à « étourdir » l’animal ne fonctionne pas, et c’est pas parce qu’il y a un pépin qu’on va arrêter la production. Le jambon que tu achètes chez carrefour vient d’un cochon qui n’a jamais vu la lumière, a vécu dans sa merde dans un espace confiné qui l’empêchait de tourner la tête… qu’il ait été égorgé en direction de la Mecque ou pas, ça ne change absolument rien au point où on en est. Alors ne faites pas semblant de vous intéresser à ce genre de sujet pour accentuer je ne sais quelle stigmatisation, c’est tellement hypocrite.

  7. Sur quoi bases-tu tes affirmations?
    Moi ce que je dis sur le danger de l’abattage rituel, ça provient de rapports vétérinaires qui ont été mis en lumière par le documentaire de France 5:
    la trachée et l’oesophage doivent rester intacts lors de la saignée, sauf s’il s’agit d’un abattage selon un rite religieux; Pourquoi ils doivent rester intacts? parce que sinon des germes comme la E. Coli souillent la viande. Le documentaire et ces rapports disent clairement que ce mode d’abattage provoque la mort d’une centaine d’enfants par an. Comme si le tueur de Toulouse flinguait 33 fois dans l’année..et pourtant on se couche devant les lobbies religieux?! C’est pas hallucinant?
    Et toi tu oses parler de « stigmatisation »? tu défends quoi au fait? en tous les cas, pas le principe de précaution.

    Tu vois, là je ne parle même pas de souffrance animale parce que manifestement tout le monde s’en fout, mais en plus les animaux souffrent inutilement.
    Quant au coup du cochon égorgé ou non en direction de La Mecque, je dois reconnaitre que tu as fais très fort…

  8. Anonyme dit :

    Ah oui merde, le cochon est un mauvais exemple, j’aurai du me relire. Enfin bon, je parlais de l’animal en général et j’ai pris l’exemple du jambon pendant ma démonstration, on a qu’à dire que tu en reste à des attaques argumentatives sommaires pour détourner le débat fort intéressant que nous sommes en train d’avoir, à des fins de décrédibilisation.

    En tout cas je base mes affirmations sur des rapports d’experts, des témoignages, des livres et des documentaires qui poussent leur analyse un peu plus loin qu’un montage vidéo d’une chaine nationale, des avis d’experts, des éleveurs industriels et des éleveurs plus traditionnels, des cours d’agriculture et d’élevage. C’est un sujet qui me passionne et en lien avec mes études, alors j’estime avoir un peu plus de connaissance que toi en la matière, pardonne moi. Je te conseille « Fait il manger les animaux » de J. Safran Foer (qui s’arrête d’ailleurs sur la question de la viande casher) qui a le mérite d’être simple à lire, relativement objectif, et passionnant pour le grand public, peu informé sur la question.

    Et ce n’est pas la peine de t’exciter car fondamentalement je suis d’accord avec ce que disent ces journalistes. C’est hélas vrai, mais si les gens avaient véritablement envie de se renseigner et pousser l’investigation plutôt que de se cramponner à leur fauteuil devant la télé en maugréant et en enregistrant tous les arguments qu’on leur balance sans réfléchir, beaucoup de choses changeraient.
    Beaucoup de gens sont néanmoins d’avis que la moindre des choses est d’avoir le choix sur la provenance et le mode d’abattage de l’animal, et je suis d’accord, mais cela touche à un autre problème puisque ici apparemment, c’est le danger de l’abattage rituel qui est mis en question ( et non le fait que les abattoirs français ont compris que ça coûtait moins cher).

    Oui, la trachée et l’oesophage doivent rester intacte, ok. Et toi, tu t’es déjà promené dans les abattoirs pour vérifier si les mecs prenaient le temps de vérifier ? Les vaches sont parquées dans une pièce où elles ne voient pas la lumière mais sentent la mort. Les employés, qui ne sont ni qualifiés, font face à des conditions de travail exécrables, ne connaissent rien aux animaux et n’ont aucun lien entre les bêtes qu’ils tuent (on est loin du fermier qui a élevé ses vaches et les tue lui même dans ces temps reculés où on avait même pas besoin d’inventer des termes comme « bioagriculture » puisque c’était la norme – certes, ces animaux là n’étaient pas étourdis avant de mourir, néanmoins on peut considérer que cette situation était 100 fois meilleurs à ce que nous connaissons aujourd’hui).
    Je m’égare, donc nous en étions à ces fameux employés traumatisés à force de côtoyer les cadavres et les animaux rendus fous par le stress (ce qui conduit bien souvent à des actes de sadisme immondes qui sont hélas monnaie courante). Je ne sais pas ce que l’imaginaire collectif a en tête, un gentil petit boucher qualifié et heureux ? On est dans une optique de travail à la chaine, les vaches sont parquées de force sur la chaine d’abattage. Difficile de faire de la production de qualité quand les mots d’ordres sont « produire vite » et « faire des bénéfices au détriment de l’éthique » (Car nos élevages industriels n’ont ABSOLUMENT rien d’éthiques).
    Les employés ont des quotas d’animaux à tuer, tu crois qu’ils en ont quelque chose à foutre que la vache soit en bonne position pour que le sang ne coule pas aux mauvais endroits, ou que la trachée et l’oesophage ne soient pas touchés? La plupart ne savent même pas ce qu’ils font… si 1000 bêtes doivent être tuées, 1000 bêtes seront tuées, même si la machine censée les étourdir (je dis bien censée, ça bouge une vache, ça ne reste pas tranquillement en attendant qu’un petit choc électrique souvent mal dosé, ne l’affole encore plus).
    On se retrouve avec des vaches (oui, gardons l’exemple des vaches) dépecées vivantes. Oui vivante… je crois qu’être égorgée présente moins de souffrance, mais ça c’est mon avis personnel, ce n’est pas pour ça que je vais consommer de la viande halal. En cela, je suis aussi hypocrite que vous tous. Parce que c’est ce à quoi renvoie cet argument, « ne pas manger halal c’est ne pas cautionner la souffrance des animaux ». Quand j’entend ça, ça me fait rire tellement c’est con, mais dans quel monde d’aveugles vit on ? Si je ne mange pas halal, c’est avant tout pour des raisons de cultures.

    Bref, une fois les bêtes tuées, les carcasses sont pendues pour ne pas avoir à toucher le sol (hum……). Et pof, on se retrouve dans nos assiettes avec une viande assez dégueulasse et pleines de germes. Encore que la vache ne soit pas le meilleur exemple, les élevages de porcs présentent une réalité encore plus horrible, de même que les poulets (qui ont au moins l’avantage d’être tué au bout du 39ème jour de leur vie) ou des lapins, et des poissons… Je suis prête à répondre objectivement à tes questions, si tu en as, concernant les modalités d’élevages industriels et les souffrances des poissons ou des poulets, mais ça ne touche pas directement au débat.
    Donc voilà ce que moi je défend : je défend un changement radical de nos techniques d’élevages industrielles (et je défend même la bio agriculture, le blé ne souffre peut être pas et les tomates ne sont pas égorgées mais visiblement tu te préoccupe de santé, je te renvoies au documentaire « Solution locale pour un désordre global », tu auras une idée de ce que je défend en somme, puisque tu me poses la question). Je pense qu’on peut légitimement considérer que finalement, au contraire, c’est bien le principe de précaution que je défend.

    C’est pour ça que j’ai parlé de stigmatisation, parce que quand on y connait rien, si on gratte un peu la surface du problème, on pourrait avoir l’impression que des gens ont cherché dans leurs piles de dossiers et on sorti un joli sujet polémique, l’abattage rituel. Pourquoi ? A ma connaissance, ce n’est pas un sujet qui est intervenu dans un débat sur l’agriculture mais un débat sur la place et l’influence de l’islam dans la société. Voila pourquoi je parle de stigmatisation… parce que ce que, je le répète, si les gens avaient véritablement en tête le bien être des animaux (kof) ou la question du respect des normes d’hygiènes, je leur dirait « mais les mecs, vous avez dix ans de retard sur ce genre de préoccupation, ce n’est pas par l’abattage rituel qu’il faut commencer, c’est par l’abattage TOUT COURT ! ».
    Pour finir, en effet, la souffrance animale, tout le monde s’en fout, et les animaux souffrent inutilement en général.
    En espérant que cette lecture te seras instructives ou te pousseras à te renseigner et à t’intéresser sur un sujet qui ferait bien d’être plus d’actualité.

  9. Anonyme dit :

    Je ne voulais pas finir sur une provocation mais c’était tentant… C’est quoi cette analogie débile avec le tueur de Toulouse ? Je t’assure qu’il ne tue pas à coup de steak hachés, je le sais, je vis là bas, mais si tu veux j’irai expliquer au famille que de toute façon, leur enfant était condamné à cause de leurs pratiques religieuses…

  10. audiablevauvert@gmail.com dit :

    Si j’ai bien suivi, tu (je m’adresse à l’Anonyme qui a écrit les deux précédents messages) penses qu’il vaut mieux ne rien faire plutôt que faire une bonne chose pour de mauvaises raisons ?

    Bien entendu que l’irruption de la question de l’abattage rituel dans l’actualité est motivée par une vision politique. Et je veux bien te croire quand tu nous dis que l’abattage conventionnel a lui aussi des choses à se reprocher.
    Mais penses-tu sincèrement qu’au cours d’une campagne électorale, n’importe quel homme politique va prendre le risque de dire que tout dans cette filière doit être revu, se mettant ainsi à dos un très puissant lobby ?

    Tu dis toi-même que la machine destinée à étourdir les animaux ne fonctionne pas toujours. Cela veut dire qu’elle fonctionne tout de même par moment. Même si ce n’est qu’une fois sur deux, cela veut dire que 50% des animaux passés par l’abattage conventionnel ont été étourdis, contre 0% de ceux passés par l’abattage rituel où il n’y a pas de machines du tout. Ce n’est certainement pas parfait, mais c’est toujours mieux.

    Donc, pour en revenir à ma question du début, tu estimes que sous prétexte qu’on n’atteint pas les 100% d’étourdissements dans l’abattage conventionnel, il ne faut rien faire contre l’abattage rituel qui est condamné, lui, à rester à 0% ? Tout ou rien, c’est bien ça ta position ? Soit on réforme « l’abattage TOUT COURT », soit on ne touche à rien ?

    Pour dire les choses poliment, c’est une vision des choses pour le moins simpliste et qui ne prend pas en compte la réalité évoquée par Herbe : une centaine d’intoxications alimentaires chaque année qui pourraient être évitées.

  11. Anonyme dit :

    Mais pas du tout, je pense bien sûre qu’il faut faire quelque chose, mais que ce n’est pas par l’abattage rituel qu’il faut commencer, surtout quand on prétend que l’important c’est la santé. Or, la santé est absente dans les modes d’abattages rituels, comme non rituels. Et même si en effet, on peut espérer qu’il y a au moins quelques bêtes qui ne sont pas mortes pleinement conscientes, les conditions d’élevages que la majorité d’entre elles ont subies, ont suffit à abolir, éradiquer, toute idée de santé. Je veux bien donner des exemples.

    Et donc oui, soit on réforme l’abattage TOUT COURT, parce que dans le cas contraire, si on se concentre sur un seul aspect qui touche une communauté, on fait quelque chose qui est contre les valeurs démocratiques et qui s’approche de la stigmatisation, parce que comme tu dit c’est un acte motivé par une vision politique.

    C’est un aspect de notre vie qui nous concerne tous les jours, parce que nous sommes dans une société qui nous donne la possibilité d’avoir accès à toute sorte de viande à des prix accessibles, mais nous en ignorons le coût exact (métaphore, je parle bien entendu de ce qui se cache derrière « le jambon a seulement 0,89€ »). Nous ne nous intéressons pas assez à ce que nous mangeons. Moi même je ne m’étais jamais posé la question avant d’être interpellée il y a moins de deux ans par un reportage qui m’avait conduit à pousser mes recherches. Je ne suis pas une vraie écolo, et je ne suis pas végétarienne, mais j’ai la chance d’avoir accès à une nourriture de qualité qui n’est pas abordable pour tout le monde (qui a dit que notre société était égalitaire), et se trouve en concurrence avec la grande distribution.
    Mais tant que les gens ont à manger, tant que les médias éclipsent les problèmes de santé, tant que les boucheries feront pression pour cacher la vérité, et tant que les gens auront des problèmes comme le chômage, la crise, etc. à régler, peu de gens s’intéresseront à leur cordon bleu de dinde. Du coup, c’est un problème qui n’intéresse pas, donc les hommes politiques ne le soulèvent pas. Donc, non, je ne pense pas qu’en période électorale un homme politique se risquera à remettre en question les habitudes alimentaires du bon peuple.

    Donc pour résumer, je ne pense pas qu’on se retrouve à un ultimatum « tout » ou « rien », je pense qu’il faut commencer par la base, qui est l’élevage, puis aller vers l’abattage. Un animal tué selon les rites a été élevé comme un animal tué en abattage neutre. Et là, c’est l’intoxication alimentaire à plus grande échelle qui va être évitée, je n’ai pas l’impression que ces fameuses intoxications concernent toutes la viande halal, dans les reportages que j’ai suivi, on avait affaire à des victimes qui achetaient leurs viandes en boucherie. Ce qui serait simpliste, c’est se limiter à vouloir éviter ces intoxications causées par le halal, en quoi les intoxications provoquées par une viande non halal ou casher seraient différentes ?

    • C’est pourtant le plus simple: il suffit de faire sauter la dérogation sur l’abattage rituel. Techniquement ce n’est rien à faire de supprimer l’abattage rituel qui est plus dangereux. Il y a même urgence à le faire.
      La santé est davantage prise en compte dans l’abattage légal même si on peut améliorer les choses, mais là il faut se réunir, écouter les vétérinaires, les associations, bref, c’est plus long.

      commençons par le plus simple, supprimer une simple dérogation.

  12. Anonyme dit :

    Ce n’est pas si simple que ça …
    Encore faudrait il que ce soit démocratiquement possible, or c’est s’opposer au droit, celui d’avoir le choix. Il y a pas mal de français musulmans, ils ont le droit de suivre leurs traditions, c’est ce que défend la République après tout.
    Le problème c’est que l’étiquetage n’est pas respecté et donc, des gens sont amenés à manger halal sans la savoir. C’est cela le vrai problème, je ne pense pas que les croyants vont arrêter de consommer du halal même si l’Etat affirme publiquement que c’est une viande plus risquée. Ca nous renvoie donc à ces fameux abattoirs qui économiquement ont plus intérêt à pratiquer le rituel. Ca coûte moins cher d’abattre les animaux sans étourdissement et à la chaine plutôt que de créer une chaine pour l’abattage rituel, et une pour le non rituel. C’est pour cela que quasiment toute la viande distribuée en ile de France est halal.

    Le fond du problème est donc économique. Quand à faire sauter la dérogation, je pense qu’elle suscite légitimement un débat quand au fait que cela reviendrait à supprimer la liberté de choix des musulmans pratiquants. Mais de toute façon, ce n’est pas demain que nos dirigeants seront prêt à aller à l’encontre des intérêts économiques, même au détriment de la santé. Ce n’est pas la première foi.

  13. Anonyme dit :

    Edit:

    Je rajoute un point, toujours en rapport avec l’économie, il faut être réaliste. Peut on demander aux grandes entreprises d’abattages et de distribution de viande de renoncer à tous ces consommateurs ? Vers qui se tourneront ils si on supprime la distribution de l’abattage rituel ? Vers la marché noir, qui ne serait sans doute pas dirigé par les meilleurs et augmenterait sans aucun doute la fracture social qui plus est. Et je ne parle pas des pertes économiques, qui ne nous aideront pas vraiment à sortir de la crise.
    Donc pour moi, c’est irréalisable, pour des raisons politiques, sociales, économique, démocratique et pragmatique. J’ai bien conscience que mon idéal de bio agriculture n’a rien d’intéressant économiquement, à court terme du moins, mais ce n’est pas encore un thème abordé par nos politiciens, donc pour l’instant je peux me permettre de me cantonner à ma petite utopie.

  14. Non, pour les laïcs républicains, il s’agit de caprices alimentaires et qui en plus mettent en danger la santé des gens.
    Il n’y a donc aucune discussion possible, je te rappelle qu’on parle de la mort d’une centaine d’enfants par an.
    Cette dérogation doit non seulement sauter, mais en plus des poursuites judiciaires devraient être engagées à l’encontre des politiques qui ont trainé à réagir, voire contre les gens comme toi (pas toi en particulier mais des personnalités médiatiques comme le rabbin Gilles Bernheim par exemple ) qui se tortillent du cul pour trouver des arguments spécieux afin de continuer l’abattage rituel . D’un point de vue moral, Il n’y a plus le choix. On ne va pas mettre en balance la vie des gens avec des caprices, non?
    Et d’ailleurs comment on faisait avant cette dérogation?

    Quant à l’argument économique, si on prévient les gens que ce mode d’abattage est dangereux comme on a commencé à le faire, ils risquent au contraire dans la situation actuelle de consommer de moins en moins de viande. Leur assurer une viande avec le moins de risque possible reste encore le meilleur argument économique à terme.

    Et puis ensuite, comme tu le proposes, d’améliorer la filière légale.

  15. Anonyme dit :

    Tu trouves que c’est laïc d’imposer une uniformité comme celle là ? C’est plutôt dictatorial avec un petit parfum communiste, la même chose pour tous.
    La France est laïque parce qu’elle ne privilégie aucune religion et chacun est libre de pratiquer son culte, alors ces gens là on le droit, défendu par la République, de suivre leurs traditions, qui ont tenues 2000 ans. C’est d’ailleurs pourquoi dans les cantines, on propose du poisson le vendredi pour les catholiques, et des plats sans porcs. Je connais des établissements où il y a des distributions halal, casher, « catholique » pour l’exemple du poisson le vendredi.
    Si au nom de la laïcité on imposait une viande neutre comme tu le proposes, alors il y a pleins de choses qui devraient sauter si on continue ta logique, et dans les écoles, on ne servirait que du poulet, chouette ! (Je ne vais pas repartir sur la question de la santé; oh et puis si, faire sauter la dérogation ne changera rien au niveau des victimes d’intoxications alimentaires, puisque pour des raisons que je veux bien développer, le POULET, le PORC, le LAPIN et le POISSON sont AUTANT DANGEREUX -sinon plus puisqu’on les oppose tous ensemble à la viande de boeuf). Il est faut de croire que tous le monde est malade à cause du halal. Déjà, combien de non musulmans consomment du halal… et on peut considérer que ceux qui le font le font en connaissance de cause.

    Donc, bref, de plus en considérant que la France compte beaucoup de citoyens de confession musulmane, ce n’est pas vraiment un caprice, à ce stade là tout peut être considéré comme un caprice à partir du moment où ça freine l’économie (je sais que t’appuie sur la santé et pas l’économie, mais cet argument est nul, dans le sens non recevable, parce que au nom de la santé il faudrait donc ne servir que des légumes bios dans les cantines).
    Dans les villes chinoises, les gens travaillent 7 jours sur 7, je te dis pas la réaction en France si un homme politique commençait à dire que les gens ne travaillent pas le dimanche par caprice. Puis on peut considérer que du fait de leur implantation et la longévité de leur tradition, et leur nombre surtout, ce n’est certainement pas en virant cette dérogation que ça va changer les choses.

    Tu crois sincèrement que « si on prévient les gens » ils vont renoncer à leurs traditions ? Tu te vois faire du porte à porte pour expliquer ça à des familles croyantes ?

    On annule cette dérogation (et pour ton information, avant on faisait pareil sauf que ce n’était pas encadré juridiquement, c’est tout, et encore avant l’agriculture n’avait rien à voir, il y avait des petites fermes qui abattaient leurs bêtes selon les rites, maintenant elles ne peuvent pas survivre face aux grandes entreprises).
    Les quelques 6 millions de personnes concernées, tu crois qu’elles vont voir ça comme un caprice nécessaire ? Il ne suffit pas de distribuer des tracts en disant « le halal, ça tue ».

    Les conséquences seraient beaucoup trop importante…. manifestations, grèves, sur le court terme, et sur le long terme, marché noir dont on peut penser qu’ils seront controlés par des fondamentalistes à qui il ne vaut mieux pas donner d’arguments et d’argent, mise à ban de la société, accentuation du communautarisme, et mise à ban de la France sur le plan international pour non respect de la démocratie. On a bien changé depuis la DDHC.

    Pour résumer en reprenant tes arguments, je t’oppose les suivants :

    - la santé des gens n’est pas mise en danger parce qu’ils ont le choix, et c’est ce choix que nous devons préserver.
    - il y a tout à fait des discussions possibles, ne serait ce parce que nous sommes dans un régime à dimension parlementaire et que les lois se basent de fait sur le dialogue et le débat entre les députés censés exprimer la voix du peuple puisqu’élu dans le cadre de la démocratie directe.
    - « des poursuites judiciaires pour les gens qui ont trainés à réagir »…. j’avais plutôt l’impression de prêcher dans le désert parce que personne n’en à rien à foutre de la qualité et de la sécurité alimentaire (mais dès que ça touche aux musulmans, aaaaah…) et il y aura des poursuites à partir du moment où on aura des hommes politiques qui se soucieront de la question et réformeront l’agriculture.
    - « des arguments pour l’abattage rituel » : on est dans quelque chose qui se passe d’arguments, la tradition. Qui va aller argumenter sur Noël ou Thanksgiving ? c’est hors de propos.
    - « mettre en balance la vie des gens sur un caprice » : non en effet, pour ne pas mettre en balance la vie des gens il faut réformer ces abattoirs pour l’étiquetage de leur viande, puisque c’est ça le problème qui fait chier les gens apparemment, et après réformer ou renforcer le controle plutot de l’abattage en général.
    - ensuite, ce sont des actes concrets qui s’opposent aux intérêts économiques, je veux dire il ne suffit pas d’expliquer aux gens qu’ils sont cons, ça donne très peu de résultats, et il ne faut pas non plus faire passer sans concertation ni démocratie une décision bourrine, ça entrainerait donc les conséquences que j’ai cité plu haut.
    - je suis d’accord que c’est notre alimentation qu’il faut transformer, on mange beaucoup plus de viande qu’il y a 20 ans, ce qui n’est pas forcément bon pour la santé, encourage les éleveurs à faire n’importe quoi pour satisfaire une demande inutile, et qui donne lieu à toute sorte de problèmes de santé et d’environnements.
    - donc, pour manger sa viande « avec le moins de risque possible », ce n’est pas l’interdiction qu’il faut privilégier, mais la transparence pour que les gens sachent si la viande qu’ils acceptent est halal ou non.

    Il n’y a pas de solution simple, de toute façon il faudra se battre contre les intérêts économiques des bouchers, et de l’Etat.

Laisser un commentaire